Dimanche 11 mars 7 11 /03 /Mars 01:44

  La question, serpent de mer vieux de plusieurs décennies, vient d’être remise au goût du jour par un François Hollande très remonté : comment fixer ou réguler la rémunération des dirigeants, notamment en période de crise ou ceux-ci sont souvent perçus, au mieux, comme d’hypocrites rapaces, au pire comme des voleurs ? Dans cet entretien donné au magazine Global, Pierre Danon, Chairman actuel de Volia à Kiev siégeant à plusieurs conseils d’administration de société cotées en Europe, donne quelques pistes intéressantes en évoquant ce qui se fait ailleurs.

 

 

 

 

Pierre Danon rappelle tout d’abord un usage historique: http://fr.wikipedia.org/wiki/Fordismelink le constructeur automobile, la règle voulait que le salaire du dirigeant ne soit pas plus de 40 fois plus élevé que le salaire minimum. Une règle « un peu oubliée » qu’il serait bon de rappeler ? Le modèle de Ford était aussi celui de l’augmentation des bas salaires qui permettaient aux employés de donner ‘mieux à leur progéniture, en ayant les moyens de les envoyer dans de grandes universités... et de consommer les produits de la marque. Il y a donc une proportion de décence, favorable in fine à l’entreprise elle-même, dont on observe qu’elle est fortement mise à mal dans des pays comme la Suisse où une étude annuelle épingle les dirigeants qui gagnent plus de 100 fois plus en moyenne que leurs collaborateurs, et en Grande-Bretagne, où en 1979, les 0,1% les mieux payés recevaient 1,3% du total des rémunérations totales, chiffre déjà impressionnant à l’époque, qui a considérablement augmenté puisqu’en 2007, ces mêmes 0,1% de personnes les mieux payées percevaient 6,5% du total des rémunérations du pays.

 

Mais une juste proportion entre le plus haut et le plus bas salaire dans l’entreprise ne suffit pas : en Grande-Bretagne, où les rémunérations des CEO peuvent donc être très élevées, la situation est tout de même différente de celle de la France, précise Pierre Danon qui y a travaillé plusieurs années en tant que dirigeant de British Telecom. Les salaires des dirigeants sont affichés, exposés, sans petits caractères. Les rémunérations sont transparentes, et publiées.

 

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Aussi la gouvernance en est-elle beaucoup plus précise : les comités de rémunération du Royaume-Uni sont actifs et indépendants, et la rémunération des dirigeants est de plus en plus soumise à l’approbation des actionnaires qui n’hésitent plus, le cas échéant, à la remettre en cause : le patron de la Royal Bank of Scotland, récemment nationalisée, a ainsi dû récemment renoncer à un bonus d’un million d’euros, qui lui était octroyé mais ne lui a pas été versée. Il existe même un projet qui empêcherait de verser à un CEO une rémunération qui n’a pas été votée par 75% des actionnaires !

 

Il y a cependant un marché de la rémunération des dirigeants, et un nécessaire équilibre entre la rigueur, et les exigences de ce marché qui impose un certain niveau de rémunération pour pouvoir capter des talents de plus en plus mobiles au niveau international.

 

Pierre Danon invite donc à se défier des postures dogmatiques faisant fi du contexte international : si la publicité des rémunérations, leur approbation par les actionnaires, et toutes les mesures favorisant la transparence incitent à la modération, il faut garder en vue que le sens d’une politique de rémunération est d’attirer les bons talents aux bons postes.

Par David Trading Blog - Publié dans : Crise économique
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Mercredi 23 novembre 3 23 /11 /Nov 18:27

Si l'endettement est indéniablement une question économique, il ne pourra être résolu sans une politique approprié.

Georges Ugeux recense les avantages et les inconvénients des différentes solutions qui s'offrent au président des États-Unis : cessation d'actifs, taxation de la consommation, des hauts revenus ou des entreprises, baisse des avantages sociaux, plus ou moins bien explorées jusqu'à présent.

Il conclut, plutôt emphatiquement : " Nous avons collectivement dépensé au-delà de nos moyens. C’est collectivement que nous devrons réduire le poids insoutenable de cette dette qui nous ralentit et mine les gouvernements privés de moyens d’action. Les Etats-Unis se sont déchirés et les partis politiques ont préféré aller aux élections en tentant de tirer avantage de ce blocage. Ce n’est pas très civique. Quoi qu’il arrive, le prochain président des Etats-Unis devra trouver un moyen d’arrêter la machine infernale de l’endettement. Il ne sera pas le seul. C’est l’Occident qui est confronté à cette nouvelle discipline." 

Il reste encore un an à Barack Obama pour faire ses preuves... 

finance.blog.lemonde.fr

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Par David Trading Blog
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Jeudi 27 octobre 4 27 /10 /Oct 18:00

Quoi.info pose la question en mille : est-ce vraiment la fin du monde ? Dans un contexte où la survie de la Grèce et le Portugal est problématique, et où l'inquiétude grandit pour l'Espagne et l'Italie, on peut en effet s'interroger : la recapitalisation des banques, jugée indispensable par le FMI et les gouvernements, suffira-t-elle à redresser la situation ?

Par David Trading Blog - Publié dans : Crise économique
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Mardi 27 septembre 2 27 /09 /Sep 17:17

Le mouvement des indignés commence à faire parler de lui : le 17 septembre, il a rassemblé 5000 manifestants en plein Manhattan. Malgré le nom d'"Occupy Wall Street", personne n'a (encore ?) pris possession des locaux, mais les participants ont décidé de camper dans le parc Zucotti et se sont déjà frottés aux autorités américaines. Ce camping improvisé et anticonsumériste a pour but de protester contre le système financier américain et les inégalités économiques qu'il occasionne. L'idée fait déjà des émules dans d'autres villes des États-unis... À suivre !

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Par David Trading Blog - Publié dans : la vie de la bourse
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Samedi 19 juin 6 19 /06 /Juin 17:52

Le mouvement de reprise de l'euro, entamé le 8 juin, se confirme : la situation européenne s'améliore, alors que le marché de l'immobilier américain souffre à nouveau. Retour aux 1,20 dollar, avec des incursions qui sont même allées jusqu'aux 1,24... 

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Par David Trading Blog - Publié dans : la vie de la bourse
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