TIC et crise économique : les consultants fragilisés, le jeu vidéo favorisé

Publié le par David Trading Blog

Ce sont des nouvelles du Québec, province magnifique s'il en est, au sujet des TIC et du ralentissement économique. Deux idées sont à mon avis à retenir de l'actuelle crise globale qui touche les marchés financiers comme les entreprises et leur production réelle.

La première, c'est que ce sont souvent les valeurs TIC qui souffrent en premier. Allez savoir pourquoi, probablement un effet générationnel, les entreprises dans la crise ont tendance à sabrer en premier dans les budgets com' et DSI... alors que c'est précisément là le coeur nouveau des économies.

La seconde, qui est antithétique, et justement parce que de plus en plus de jeunes se lancent dans un secteur qui existait déjà à leur naissance, c'est que le secteur des TIC résiste plutôt bien, de même que les biotech, par exemple.

A partir de là, on n'est pas vraiment mieux lotis ! Les budgets valsent, le secteur résiste, bref, comme dans toute crise qui se respecte, il n'y a pas une lecture unique des événements mais plusieurs tendances qui viennent se fracasser les unes contres les autres.

Le Québec, donc, nous apprend un effet intéressant de la crise sur les entreprises TIC. A priori, les positions en interne n'auraient pas à souffrir. Mais le secteur des TIC fonctionne également beaucoup grâce aux consultant qui sont des externes de la boîte, employés contractuellement sur des missions à durée déterminée. Ceux-là risquent de souffir plus et plus vite en raison de leur position de strapontin de l'entreprise.

"Une étude globale de la banque Goldman Sachs indique que près de la moitié des directeurs prévoient supprimer des emplois contractuels en 2009, alors que seulement 11 % prévoient effectuer des mises à pied à l'interne - comparativement à 0 % en octobre 2007."

Autre effet de la crise sur les TIC : les fameuses "levées de fonds" vont être plus dures. Car quand un entrepreneur fait une levée de fond, c'est qu'il entrevoit 2, 5 ou 10 ans plus tard une porte de sortie : ce moment clé où il pourra revendre ses parts avec une belle plus-value à la clé.

""Or, en ce moment, les perspectives de sortie sont sombres. Les premières entrées en Bourse se font rares, compte tenu de la situation des marchés boursiers. Les acquéreurs d'entreprises se raréfient, puisqu'il leur est plus difficile de réunir des fonds pour acheter", poursuit M. Arsenault, d'Inovia Capital".

Un vainqueur toutefois dans cette tourmente : l'industrie des jeux vidéos, qui se porte bien, et qui bénéficiera d'un report de consommation :

"En période de crise, les consommateurs réduisent leur budget loisirs, certes, mais les jeux vidéo restent relativement moins chers que d'autres formes de divertissement, souligne M. Pachter dans son rapport d'analyse. Un jeu vidéo qu'utilisera toute la famille coûte environ 30 $, comparativement au même montant pour une seule soirée de cinéma à deux.".

Parfois, l'économie, c'est aussi simple que ça !

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clovis simard 27/07/2013 13:20

:LA DURÉE DE LA CRISE ÉCONOMIQUE.fermaton.over-blog.com